Bonjour à tous !
Bravo à Lionel pour sa réalisation du modèle de Cinématographe.
Je cherche actuellement à réaliser une animation du mécanisme des frères Lumière.
Voici le brouillon de ce que je cherche à obtenir :
(http://perso.numericable.fr/gomars/docs_p_forums/mecanisme_lumiere_bd.gif)
Il s'agirait de proposer cette animation à Wikipédia qui en manque cruellement (et a même, un temps, prétendu que le dispositif des frères Lumière utilisait la croix de Malte !)...
Et, au passage, de créer une nouvelle page sur le site Go Mars ! consacré au précinéma :
http://perso.numericable.fr/gomarsimage/
À propos de Wikipédia, n'hésitez pas à collaborer à la rédaction de cette encyclopédie, car ce sont justement les spécialistes qui manquent le plus !
Amicalement,
Bernard de Go Mars !
Bonjour Bernard,
Je réponds à vos mail ici. :)
Je remettrai les articles sur le Cinématographe et la petite caméra en bois à croix de Malte, c'est prévu.
Je viens de passer en vitesse sur votre site, mais j'y reviendrai plus tard, j'y ai vu des choses géniales (Projecteur en LEGO !!!!!!) :o
Votre animation de la came Lumière est bonne, il manque juste l'autre came pour le mouvement des griffes. :)
Merci pour cette réaction envers mon projecteur en LEGO !
Une réaction de mécanicien, n'en doutons pas !
Je voulais d'ailleurs ajouter à mon précédent message une petite animation gif. Je le fais ici :
(http://perso.numericable.fr/gomarsimage/anim_projo_lego.gif)
Il faut d'ailleurs que je filme une séance avec ce projecteur LEGO et que je publie cette vidéo sur UTube, comme je l'ai déjà fait pour mon Ciné-confiture projecteur :
http://www.youtube.com/watch?v=TUJoVEXVsGk
Oui, je me tâte pour ajouter les deux rampes de pénétration et de retrait des griffes. J'ai peur que ça complique un peu trop l'image. Mais c'est à étudier.
Notons qu'il faudrait deux ou trois fois plus d'images pour obtenir une animation fluide, comme celle de la Croix de Malte que propose (librement !) Wiki :
(http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/9b/Geneva_mechanism_6spoke_animation.gif/220px-Geneva_mechanism_6spoke_animation.gif)
Provenance : Wikipédia "Croix de Malte"
N'hésitez pas à diffuser cette animation (en citant la source par principe)
Amicalement,
Bernard de Go Mars ! (http://perso.numericable.fr/gomarsimage/)
Le Ciné-Confiture Projecteur !! :o
On dirait vraiment le Théâtre Optique d'Emile Reynaud !
Avec des personnages blancs peints sur fond noir, on doit pouvoir y ajouter des décors projetés également. :D
C'est évidement le principe de nos vieilles visionneuses, mais avec un pot de confiture, je dois avouer que l'idée est géniale !
Je suis sur qu'en ajoutant des picots sur ce pot, il doit être possible d'entraîner du film 35mm pour le projeter...
La comparaison avec le praxinoscope d'Émile Reynaud est intéressante. Je crois d'ailleurs que personne ne se fait une véritable idée de ses résultats car :
--> la captation de projection animée est difficile et peut créer des artefacts,
--> il me semble que se projection devait en plus lier les images par un fondu enchaîné (puisque la "cage de miroirs" est hors profondeur de champ).
--> tous les praxinoscope souffrent d'un "papillotement en cosinus epsilon" qui peut être assez net lorsque la projection se fait à l'aide de 12 miroirs (vois mon texte et les vidéos sur la question sur mon site)...
Par contre (et je m'en suis aperçu en réalisant un dispositif probatoire de praxinoscope de projection) il est très difficile d'obtenir un bon éclairement des diapositives du film pour une raison très compliquée sur laquelle je pourrai revenir à votre demande...
Le résultat est qu'il ne suffit pas d'éclairer (même de façon régulièrement répartie, même sur la largeur de deux images) pour ne pas avoir de scintillement de la projection...
Résultat, je pense qu'Émile Reynaud devait projeter avec un certain scintillement...
Oui : On pourrait réaliser avec des picots un dispositif de ciné-confiture projecteur présentant des films de longueur indéterminée.
Je ne l'ai pas fait car le ciné-confiture est avant tout un dispositif pédagogique.
Et puis il faudrait trouver des picots au bon pas (au pas "confiture") ainsi que des films à ce pas (et plutôt en format "porte")...
Je montrerai ce ciné-confiture projecteur au prochain village de Sciences de Rennes (en octobre). L'année dernière je n'ai montré que le ciné-confiture à vision directe (non-projecteur), ainsi que le projecteur LEGO...
Amicalement,
Bernard
Bernard,
On peut voir sur Youtube il me semble, une petite vidéo du praxinoscope en activité au Musée Grévin.
Ca scintille un peu, mais ça me semble tout à fait supportable non ?
Pour l'adaptation du Ciné-Confiture, je pensais, si la largeur d'un pan du pot peut correspondre à une dimension régulière du pas Edison de nos films 35mm (que ce soit 3, 4 ou 5 perforations), il peut devenir un bon support pour du dessin animé directement sur un morceau d'amorce de plusieurs mètres ?
Si tu peux donner le lien de cette séance au musée Grévin ce serait bien car il y a pas mal d'occurrence à propos des praxis...
Mais il m'étonne qu'une captation vidéo ait eu lieu au musée Grévin... L'appareil est plutôt au musée du cinéma (cinémathèque ?) et il est possible qu'on l'y ait mis en fonctionnement...
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Oui, tu as raison à propos de l'utilisation du film de Dickson sur un nombre non standard de perforations; ce serait effectivement possible...
Quant à moi, je ne compte pas utiliser le ciné-confiture pour des séances de confection de films par les élèves, puisque je le fais avec mon projecteur LEGO...
Amicalement,
Bernard
Bernard,
Je viens de retrouver une vidéo.
Je ne sais pas si c'est celle que j'avais vue une fois, mais on voit tout de même la projection animée quelques instants.
La qualité d'image n'est pas extra, mais bon...
http://www.in.com/videos/watchvideo-lanterne-magique-le-theatre-optique-demile-reynaud-5050763.html
Malgré la pixelisation d'enfer, on reconnaît bien l'appareil.
Le scintillement est très fort et intervient sur des images dont la stabilisation (par la cage de miroirs) paraît pourtant excellente !
On aperçoit bien le problème que je subodore et que je peux tenter d'expliquer :
Lorsque le miroir et la diapositive qu'il réfléchit sont frontaux (perpendiculaires à l'axe optique), l'éclairement de cette image est bon. Mais si en tournant, la cage de miroir assure bien le "suivi" de la diapositive, les rayons lumineux qui passent à travers cette diapos cessent d'être réfléchi dans l'axe optique (vers l'objectif) ! : la diapo n'est alors éclairée que de biais par des rayons dissidents provenant du condenseur.
Nous sommes dans le cas proche de celui où l'on observe un phare de voiture à travers un miroir : si le phare éclaire le miroir (si celui-ci est dans l'axe du phare) on reçoit bien dans les yeux le fort faisceau du phare. Mais si le phare n'éclaire plus directement le miroir, celui-ci ne peut plus renvoyer vers nous que les rayons dissidents en provenance de ce phare (en provenance des poussières présentes sur le verre du phare) : on voit bien la face avant du phare (son verre de protection), mais on n'est plus guère ébloui par son faisceau...
Le phénomène est assez difficile à comprendre quand il est expliqué comme je viens de le faire, mais ça devient plus facile lorsque l'on dessine le schéma du dispositif...
Pour supprimer ce défaut (qui évidemment, à l'époque, ne pouvait paraître rédhibitoire) il faut noyer la diapo sous un éclairage croisé (alors que les lanternes magiques et le cinématographe nous ont habitués à un éclairage dans l'axe optique...
Néanmoins ce lien est fort intéressant. Il faudrait en trouver un autre avec une meilleur définition...
Amicalement,
Bernard
Voilà les images d'origine :
http://www.cinematheque.fr/zooms/reynaud/index_fr.htm
(les gros plans de la machine sont à l'extrême droite dans les propositions de la "visite libre")
On note bien le même scintillement.
Amicalement,
Bernard
Pour moi, ce scintillement n'est absolument pas gênant comme il peut l'être dans une projection de cinématographe par exemple.
Ici, du fait que le décor est projeté à part et en continu, seuls les personnages scintillent un peu et encore, le défilement est tellement lent (parfois moins de deux images par secondes et des pauses) que je trouve qu'il fait partie du mouvement, de la scénette.
De plus, je suis toujours émerveillé par la stabilité de l'image, j'entends par là que chaque image prend la place de l'autre sans "vaguer" comme dans les jouets optiques à miroir. C'est très agréable et doux à regarder, même avec ces inter-images noirs. C'est ce qui fait le charme du Théâtre Optique de Reynaud...
Dans la technologie du Cinématographe, le scintillement est insupportable à 16 images/secondes avec obturateur à une pale. Heureusement que les séquences ne duraient que 45 secondes à l'époque ! :D
Pour ce qui est du scintillement du cinématographe à obturateur à une pale, je pense que tu parles d'expérience.
On dit d'ailleurs, bizarrement, que le "ressenti" de ce scintillement était différent pour le cinéma d'amateur en salle plus petite (à la même vitesse standard de 16 images/sec)...
Dans le praxinoscope d'Émile Reynaud, évidemment, le scintillement ne concerne qu'une petite surface de l'image et il y a moins de risque d'épilepsie (comme l'on dit à propos des jeux vidéo)...
L'appréciation du charme de ce scintillement est une question de goût, et même de goût artistique... Je l'admets tout à fait; mais je pense quand-même que si Émile Reynaud avait réussi à le supprimer, il aurait été content...
Tu écris :
>>>>>>>>> je suis toujours émerveillé par la stabilité de l'image, j'entends par là que chaque image prend la place de l'autre sans "vaguer" comme dans les jouets optiques à miroir<<<<<<
Oui, le système de poursuite des diapositives de Reynaud assure une transition fluide entre chaque diapositive (à part le scintillement). Les défauts que l'on observe souvent dans les praxinoscopes courant sont dus :
--> à un mauvais centrage des images devant les miroirs (les gens s'imaginent que la place de la bande est indifférente, ce qui est faux)
--> au faible nombre de miroirs (10 ou 12, en général) : l'effet cosinus (+ ou - epsilon) devient plus sensible.
--> au choix d'images qui ne soient pas au format "porte"
Sur ce dernier point, lorsque Reynaud mettait deux personnages en vis à vis, il ne respectait plus ce format, mais sa cage de miroirs comportait un nombre de miroirs beaucoup plus grand.
Voici un parfait exemple de ce que peut donner un praxinoscope pyramide en qualité d'image :
http://www.youtube.com/watch?v=NwQ3doKMnmw
Cette synthèse d'image ne souffre que d'une petite double réflexion dans le verre des miroirs (sans doute les miroirs doivent-ils être des miroirs classiques avec le tain derrière le verre et non devant comme en optique)
Notons sur cette vidéo l'absence de scintillement (l'éclairage des diapos se fait à travers un épais altuglass blanc)...
Je voudrais construire un tel praxi-pyramide, mais projecteur. Les élèves pourraient réaliser des disques de douze images sur pvc (la constitution d'un film "courbe", constitué par la mise bout à bout de plusieurs couronnes de douze images n'étant d'ailleurs pas exclue). La difficulté est de réaliser la pyramide à douze face (support des miroirs)...
J'oubliais de dire que les infos sur la reconstruction du Théâtre Optique d'Émile Reynaud sont au lien éponyme :
http://www.emilereynaud.fr/index.php/post/Le-Theatre-optique
Amicalement,
Bernard
Bonjour :-)
Tout d'abord bravo pour votre ciné-confiture, je trouve ça vraiment malin et ingénieux. Ainsi que votre projecteur LEGO que je trouve très émouvant (on est resté des grands enfants... :D )
Je souhaite apporter quelques précisions aux informations que vous donnez sur le Théâtre optique que l'on peut voir sur la vidéo que vous mettez en lien.
Il n'existe plus d'appareil original d'Émile Reynaud puisque celui-ci va les détruire vers la fin de sa vie. Tous les appareils que l'on peut voir aujourd'hui sont des reconstitutions. On ne peut donc rien en conclure sur le rendu des images à l'origine.
Celui que l'on voit ici est la reconstitution réalisée en 1972 par Pierre Bracquemont pour le musée du Cinéma de la Cinémathèque française. Il a vraisemblablement été construit plus dans la volonté de démontrer que le principe fonctionne plutôt que dans celle d'obtenir un beau rendu.
Pierre Braquemont réalise aussi, en 1978, la reconstitution que l'on peut voir au musée Grévin, monté avec un automate réalisé par le sculpteur Jacques Monestier. Ces deux appareils tournent avec 44 miroirs. À ma connaissance, ce sont les seules reconstitutions sur ce format. Les autres fonctionnant plutôt sur 36 miroirs.
Ces images que vous mettez en lien ont été réalisées pour le "zoom" sur le site de la Cinémathèque dans le cadre de l'exposition Lanterne magique et film peint qui a eu lieu là bas entre octobre 2009 et mars 2010. Elles ont été faites avant que l'appareil ne soit installé dans l'exposition, avec un réglage minimal, juste pour montrer un peu le fonctionnement. Le capot qui se met, normalement, sur la couronne de miroir afin de masquer les reflets de projection sur les miroirs latéraux a été retiré pour montrer les miroirs et expliquer le fonctionnement de l'appareil. Ce sont ces reflets qui donnent l'impression d'un scintillement à l'écran.
Le système par compensation optique utilisé par Émile Reynaud permet au faisceau lumineux de la lanterne magique d'être constant. Le système fonctionne sans obturation.
Hello Christelle,
merci pour vos encouragements à propos de mes publications (Ciné-confiture de projection et Projecteurs Lego).
Parmi ces publications, vous aurez aussi noté mon texte sur les défauts des praxinoscopes et autres dispositifs de précinéma).
Le défaut de scintillement que j'attribue aux praxinoscopes de projection en général et au praxinoscope historique du musée Grévin en particulier est assez difficile à expliquer.
Nous sommes d'accord pour dire que le système de compensation optique utilisé par Émile Reynaud produit une assez bonne "poursuite" de l'image dans son mouvement continu.
Bien sûr, cette poursuite souffre encore d'un léger "papillonnement" (en cosinus d'angles proches de 0), mais il n'est pas trop embêtant pour les images en format "porte" (c'est ainsi que j'appelle, peut-être indument, ce format qui fut aussi celui des premiers appareils de télévision mécanique), ainsi que pour un nombre de miroirs assez important...
Mais le défaut de scintillement est dû à une autre cause. Je vais tenter de m'expliquer.
Je vous ai dessiné le phénomène ci-dessous :
(http://perso.numericable.fr/gomars/docs_p_forums/scintillement_praxinoscope_projection.jpeg)
http://perso.numericable.fr/gomars/docs_p_forums/scintillement_praxinoscope_projection.tif
Chacune des diapositives de la bande est éclairée par la source de lumière; en particulier la diapositive verte, dont on connaît le reflet (ou image virtuelle), placé au centre de la cage de miroirs.
La source de lumière est directionnelle, comme toujours au cinéma, ceci afin d'éviter la dispersion des rayons lumineux dans des directions où elle ne seront pas captées par l'objectif : ce sont toutes les flèches rouges, en bas du schéma...
Supposons que la diapo verte, arrêtée face à son miroir "de compensation" (dans l'axe optique, donc) représente un homme dans la pénombre, muni d'une torche électrique (une lampe de poche).
L'éclairement par la lanterne de cette diapo produit donc l'image (sombre) de cet homme portant sa lampe torche, avec un fort faisceau lumineux sortant de cette torche (puisque les "pixels" de cette torche sont parfaitement transparent, par définition).
La direction du faisceau lumineux passant par les pixels de la torche vise l'axe de rotation des miroirs dans ce cas où la diapo est arrêtée face à son miroir : je l'ai représenté sous forme d'une flèche (verte également).
Vous pouvez obtenir cette image en vous plaçant , mini d'une torche, devant le miroir ouvrant de votre armoire à pharmacie : Orientez la torche de façon à ce qu'elle vous éblouisse par réflexion dans le miroir.
Ouvrez à présent (ou faites ouvrir) le miroir ouvrant de l'armoire à pharmacie : ouille ! La torche ne vous éblouit plus !
Bien sûr, vous pouvez vous déplacer latéralement devant le miroir, comme le fait la bande de "film", par définition, ceci afin de vous placer à nouveau dans le "cadre" (pour vous voir dans le miroir). Mais attention, vous n'avez pas le droit de réorienter votre torche électrique ! : En effet, la lumière venant de la lanterne, dans le praxinoscope de projection, est orientée dans une certaine direction invariable !
De même, il est aisé de remarquer que lorsque la diapositive verte s'est déplacée latéralement (en devenant bleue, sur ce schéma), le faisceau de lumière en provenance de la torche ne vise plus l'objectif de projection (situé dans le même plan que les flèches de l'éclairement) : il y a alors forcément une différence d'éclairement !
Amicalement,
Bernard
Je comprends votre raisonnement.
Citation de: Bernard de Go Mars ! le 03 Février 2011 à 16:31:03
Le résultat est qu'il ne suffit pas d'éclairer (même de façon régulièrement répartie, même sur la largeur de deux images) pour ne pas avoir de scintillement de la projection...
Il faut au contraire réduire la fenêtre de projection à la largeur d'une seule image, d'un seul miroir, pour limiter les déperditions. À la rotation, lorsque les deux images sont reflétées chacune par un miroir et que c'est l'angle des deux miroirs qui fait face au faisceau lumineux, je suppose que l'intensité lumineuse des deux moitiés d'images projetées doivent s'équilibrer. En tout cas, je n'ai jamais remarqué de scintillement avec les projections du Théâtre optique de la Cinémathèque.
C'est intéressant. Je peux vous demander ce qui vous a amené à ce raisonnement ?
On peut peut-être utiliser le terme "portrait" (opposé à "paysage") plutôt que celui de "porte" ?
Votre échange est très intéressant !
Je le suis avec grand intérêt ! :)
(Merci à Bernard pour les schémas !)
Chère Christelle, merci pour ta réponse...
Tu y écris :
>>>>>>>>>>>"En tout cas, je n'ai jamais remarqué de scintillement avec les projections du Théâtre optique de la Cinémathèque."<<<<<<<<<<<<
: Voilà un argument massue, j'en conviens (on prouve la marche en marchant). Mais ce scintillement apparaît pourtant sur la captation de la projection du même appareil, au lien :
http://www.cinematheque.fr/zooms/reynaud/index_fr.htm
Je sais trop qu'une captation vidéo n'est pas une vision directe et qu'elle peut faire surgir des artefacts, mais il faut quand même admettre que ce scintillement est "très bien capté"...
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> Je peux vous demander ce qui vous a amené à ce raisonnement ?<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
: Personnellement, c'est en réalisant mes premiers essais de projection (avec un praxinoscope adapté pour ce faire) que j'ai constaté ce scintillement totalement imprévu (par moi)...
>>>>>>>>>>>>>>>"je suppose que l'intensité lumineuse des deux moitiés d'images projetées doivent s'équilibrer"<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
Oui pour le principe : à un certain moment ce sont bien deux images qui sont projetées en même temps. Mais, c'est le cas limite, il me semble, car la poursuite du mouvement de la diapo "active" par le miroir "actif" est nécessaire bien avant que la deuxième diapo entre dans le champ de l'objectif. Et en tout début de cette poursuite (quand le miroir a juste commencé à tourner à partir de sa position perpendiculaire à l'axe de projection qui est celui de la diapo verte de mon schéma ci-dessus), la directionnalité du faisceau d'éclairement doit commencer à se faire sentir, il me semble...
Autre indice : dans l'exemple du praxinoscope "pyramide" (magnifique travail) :
http://www.youtube.com/watch?v=NwQ3doKMnmw
...on peut remarquer que c'est une ampoule dépolie qui est utilisée pour l'éclairage et que celle-ci attaque les images par l'intermédiaire d'un altuglas dépoli...
>>>>>>>>>>>>>>>>>>On peut peut-être utiliser le terme "portrait" (opposé à "paysage") plutôt que celui de "porte" ?<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
Il m'est agréable que vous vous intéressiez à ce problème de vocable (j'y suis moi-même assez attaché car, si l'on ne veut pas en être réduit à utiliser les termes que les étrangers auront bâtis, il faut bien que notre langue produisent les néologismes nécessaire à son utilisation)(il y a bien sûr une part de vanité à créer des néologismes, mais si on laisse les seuls snobs le faire, le résultat ne sera pas meilleur !).
Pour les imprimantes actuelles, le format "Portrait" actuel (3/4) n'est que le renversement à 90° du format "Paysage" (4/3), lequel est celui des débuts du cinéma.
En fait l'expression actuelle "Paysage" correspond plus au renversement à 90° du format "Portrait" (ou inversement) qu'à un rapport largeur/hauteur d'image. Mais il est de fait que la photographie utilise depuis longtemps le format "Portrait" et que cela correspond à un certain rapport d'image...
Les premiers postes de télévision mécanique offraient bien une image "en pied" des humains qui s'y montraient : on peut noter les dimensions de l'image sur le document ci-dessous :
(http://home.scarlet.be/kleurenfiguren2/gif/nipkow_beeld.gif)
Voir également : http://www.youtube.com/watch?v=V5SBJ8NeTzQ&feature=player_embedded
Et ne pas manquer le formidable site "Radio-vision" :
http://la-radiovision.fr/
Comme un être humain "en pied" passe dans une huisserie de porte (c'est ainsi que ces huisseries sont conçues) il est parlant (et peut-être amusant, mais c'est une question de goût) de parler de "format porte". Admettons que ce format est plus haut que le format "Portrait" destiné à capter le mystère d'un visage...
J'ajoute, après interrogation de google, que l'expression "format porte" est utilisée pour définir les posters destiné à être collé sur .. les portes...
Il est évident que le choix d'un format ou d'un autre (quand il n'est pas dicté par un problème technique) correspond à une conception du spectacle à diffuser et les créateurs de la télévision mécanique ne savaient pas vraiment quel spectacle leur médium allait diffuser...
Et je finis en concédant que cette expression de "format porte" reste légèrement humoristique, comme l'est celle de "format boîte aux lettres" (et comme l'était celle de "gothique" à une certaine époque)...
Merci Lionel pour ton intérêt (et merci surtout de l'exprimer !)...
Citation de: Bernard de Go Mars ! le 15 Juin 2011 à 11:41:49
Tu y écris :
>>>>>>>>>>>"En tout cas, je n'ai jamais remarqué de scintillement avec les projections du Théâtre optique de la Cinémathèque."<<<<<<<<<<<<
: Voilà un argument massue, j'en conviens (on prouve la marche en marchant).
En fait, si, j'ai remarqué un scintillement mais je l'ai attribué à cet appareil en particulier. Je n'ai pas pensé que cela puisse être un problème systémique. Et comme je n'en avais lu aucune mention nul part avant que tu ne me le fasse remarquer, je voulais savoir si tu avais des pistes sur des textes techniques qui détailleraient ce point et éventuellement proposeraient une solution...
Merci :-)
>>>>>>>>>>>Et comme je n'en avais lu aucune mention nul part avant que tu ne me le fasse remarquer<<<<<<<<<<<<<<<<<
Il faut se méfier de tous et de toutes (et donc également de nous)...
Par exemple, le dispositif de Muybridge est souvent représenté comme si le cheval devait déclencher les appareils photo successivement avec ses pieds (cf. la gravure que l'on voit souvent d'une de ces captations) : Mais c'est à la hauteur du poitrail que doivent se trouver les petites ficelles déclenchant les appareils ! Sinon, il n'y aurait pas enregistrement régulier puisque les pieds ou les sabot d'un cheval présentent un mouvement très irréguliers (ce que l'on peut voir en s'observant marcher ou en regardant son chat)...
Attention : je ne prétends pas que le problème systémique que je subodore n'a pas été résolu par Émile Reynaud !
Une des façons de le résoudre est d'intercaler un diffuseur (genre verre dépoli) entre la source de lumière et la diapositive (pendant tout son trajet).
Mais un tel diffuseur doit introduire une perte importante d'énergie.
Une seconde façon de le résoudre serait de réaliser un éclairement correctement orienté de la diapositive durant tout son trajet. Mais je ne sais si on peut le faire de façon simple (je ne suis pas opticien).
Une troisième façon, plus économique en énergie lumineuse, serait d'éclairer la diapo durant tout son trajet à travers un nouveau jeu de miroirs qui se déplacerait de façon à produire la juste orientation du faisceau (vers le foyer de l'objectif, si je ne m'abuse).
C'est la voie que je privilégierais si je m'avançais dans la réalisation d'un praxinoscope pyramidal de projection , cet appareil ayant de grande vertu pédagogique dans la mesure où il pourrait projeter des "cycles" d'images réalisés sur un disque plan en PVC (comme les feuilles de garde des thèses, par exemple)...
Ce deuxième jeu de miroirs devrait certainement ressembler à une nouvelle pyramide (composées de miroirs ordinaires, cependant) et ce serait une chance si cette deuxième pyramide de miroirs devait tourner dans le même sens que la pyramide destinée à la poursuite des images (sinon, il faudrait installer un jeu d'engrenage).
Il faudrait également vérifier qu'on ne peut pas tout bonnement utiliser une partie non active de la première pyramide pour obtenir le même résultat de "poursuite" du faisceau de lanterne (à travers un système périscopique plus simple)...
Notons que certains précurseurs du cinéma, comme Mortier et Chéri-Rousseau ont proposé de tels appareils à double pyramide (dont le journal "La Nature" dit qu'il ne présentaient pas de scintillement, mais il faut se méfier, comme je le disais) :
http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?4KY28.51/257/100/556/0/0
En matière d'image, il faut se méfier car le commun des mortels "croit" souvent voir l'animation alors qu'elle n'existe pas ou est très médiocre : j'ai vu nombre de praxinoscopes qui ne fonctionnaient pas, tout simplement parce que les distances centre-miroirs-images ne sont pas respectées ou, mais c'est moins grave, parce que les images de la bande ne sont pas en face de leur miroir.
Amicalement,
Bernard
Bonjour,
Je voudrais juste signaler, pour l'appareil que vous mettez en lien :
Citation de: Bernard de Go Mars ! le 15 Juin 2011 à 11:41:49
Autre indice : dans l'exemple du praxinoscope "pyramide" (magnifique travail) :
http://www.youtube.com/watch?v=NwQ3doKMnmw
...on peut remarquer que c'est une ampoule dépolie qui est utilisée pour l'éclairage et que celle-ci attaque les images par l'intermédiaire d'un altuglas dépoli...
Cet appareil est très joliment réalisé mais, malgré le nom qui lui est donné, c'est un type de "praxinoscope-théâtre". L'animation s'observe directement par réflexion et non par projection.
C'est vrai qu'entre tous ces praxinoscopes, il faut s'y retrouver... :)
Oui, bien sûr : Ce n'est pas un praxinoscope projecteur (je ne sais pas si on en trouve sur le Web).
Il est utile de le préciser, en effet
Mais je le cite parce que je pense que son mode d'éclairement des images fait qu'il pourrait souffrir du même scintillement que nous évoquons pour les praxi projecteurs : dans les deux cas, les images sont des diapos éclairées en transparence : le réalisateur a donc été conduit à éclairer ces diapos de façon très diffuse...
Ce praxi pyramide propose aussi un certain effet de 3D qui n'est pas sensible dans la captation vidéo...
Amicalement,
Bernard
Bonjour à tous !
Je viens de publier sur YouTube la captation vidéo d'une séance de cinéma avec mon projecteur LEGO :
http://www.youtube.com/watch?v=KLek6uzyy0M
On y entend le doux ronron de l'appareil : ça rappelle évidemment la machine à coudre de nos mères...
Le film projeté est toujours le même : "La marche continue de l'homme vers le progrès"...
Amicalement,
Bernard de Go Mars !
Bonjour Bernard,
Ca marche ! :)
Même sans obturateur, ça reste tout à fait regardable.
Il faudrait que je vous poste une vidéo de ma caméra 35mm que j'ai bricolée il y'a quelques années. Je ne me suis encore jamais attaché à la terminer sérieusement.
Elle fonctionne au top, mais possède une gueule de "taillée à la serpette" vue de l'extérieur. :D Il faudrait que je prenne le temps de lui arranger le portrait...
Elle est conçue exactement sur le principe de la griffe du projecteur Lego, avec l'obturateur et le système d'enroulement de la pellicule impressionnée en plus.
Je viens de la sortir de mon bordel, elle est pleine de poussière, et certaines parties en métal on mal supporté une ambiance acide environnante. Un petit coup de grattoir, et ça devrait rentrer dans l'ordre.
Voici quelques images toutes fraîches après brossage rapide de la poussière. ;D
J'ai enlevé le magasin qui vient se clipser sur l'arrière. Juste le chrono donc. Il pèse 2,6kg à lui tout seul, le mécanisme est solide, je me suis bien amusé à usiner tout ça à la main (découpage à la scie à métaux, usinage à la lime !!), sauf les pignons et la roue dentée qui entraîne la pellicule, que j'ai récupérée sur un projo 35mm habituellement montée sur la croix de malte.
On peut voir l'obturateur (en carton, mais interchangeable pour les temps d'expo) sur quelques photos, synchro avec la griffe et le reste bien-sûr.
Mécanisme actionné par manivelle évidement sinon ce n'est pas marrant. Deux tours par secondes pour 16 images.
A pleine vitesse, ça dépote, la griffe en jette ! :D
J'ai 600m d'amorce 35mm en acétate et Polyester qui attendent d'être émulsionnés depuis des années pour passer la dedans.
Promis, un jour, je le ferai. ;)
Magnifique cher Lionel !
Tu dis que tu as tout fait à la lime, (tutoyons-nous, rudoyons-nous !) : Mais je savais déjà que tu étais un fin limier !
Enfin : limeur...
C'est ça qui donne du prix à ta caméra ! : que ce soit du fait main !
Si l'on résume, d'ailleurs, il n'y a guère que la griffe qui soit une pièce toute faite à la lime : le reste est surtout du découpage et du perçage de platines et de l'ouverture de lumières...
Je ne dis pas ça pour minimiser tes qualités de mécanicien, mais pour préciser le type de travail pour les gens qui se lanceraient à ta suite...
Je suis d'ailleurs déçu que tu n'aies pas réalisé les pignons aussi à la lime, comme on faisait autrefois dans les Vosges !
(non, je plaisante !)
Bref, c'est une merveilleuse réalisation qui, outre ses qualités pratiques tend à prouver que "quand on veut, on peut" et ça ce n'est pas rien !...
Cette qualité "d'entraînement", mon projecteur LEGO la possède également, mais sans doute plus que ta caméra puisque sa réalisation peut paraître plus facile que celle de ta merveille !...
Par contre, j'ai beaucoup moins de mérite !
Nous attendons donc tous que tu réalises un court métrage bien senti avec cette merveille ! J'espère que tu tiendras correctement le rythme de "Sambre et Meuse" !
Bravo encore, donc, et félicitations ! Bravo encore, donc, et félicitations ! Bravo encore, donc, et félicitations ! Bravo encore, donc, et félicitations ! Bravo encore, donc, et félicitations ! Bravo encore, donc, et félicitations ! Bravo encore, donc, et félicitations ! Bravo encore, donc, et félicitations !
Réaliser une prise de vue avec mon projecteur LEGO est également l'un de mes vieux projets (après avoir enfermé la bête dans une caisse). Mais j'ai beaucoup d'autre choses à faire auparavant, et surtout cette captation filmique me semble du domaine de la performance pure, sans intérêt pédagogique particulier !
Quand tu dis que le mécanisme à griffe est le même dans ta caméra que dans mon projecteur LEGO, tu oublies de préciser (pour nos lecteurs les moins mécaniciens) que la lumière en arc de cercle que l'on voit derrière la griffe remplace ce que j'appelle la "contre-bielle". L'adoption de cette lumière en arc de cercle permet de concentrer tous le mécanisme derrière le plan-film, alors que, dans mon système LEGO, la contre bielle est articulée en avant de ce plan-film.
Il est également possible que sur certaines caméras (ce système a surtout été utilisé sur les caméras) cette lumière n'était pas parfaitement circulaire, ceci afin d'optimiser la trajectoire descendante de la griffe...
À ce sujet, ceux qui possèdent un tableur Excel pourrons charger mon tableau animé qui montre la trajectoire de la griffe : si bielle et contre-bielle (ou lumière) sont bien calculées, la griffe a vraiment un mouvement quasi rectiligne de descente lorsqu'elle a pénétré une perforation : ce mouvement quasi rectiligne est une curiosité mathématique (assez proche du polygone de Watt) !
En te remerciant encore,
amicalement,
Bernard
Ha, tout ça me ravive mes envies de Cinéma... :D
Les pignons taillés à la scie et à la lime ? Merci, je l'ai fait une fois et je ne recommencerai plus :
(http://disactis.com/cinema/camera/DSC01411.JPG)
Mécanisme à croix de Malte. Le premier que j'ai fait il y'a presque 10 ans maintenant...
Pour en revenir à cette caméra 35mm, je viens de sortir le mécanisme de la boîte. Je vais faire une petite vidéo, histoire de montrer ça en action.
J'avais une vieille pub Miko en 35mm qui me servait pour tester et pour calculer la mise en place des différentes pièces.
Elle doit traîner quelque part, je ne sais pas où elle est, sinon je l'aurais mise dans le mécanisme.
Voilà, je viens de mettre en ligne une petite vidéo dans laquelle je fais tourner le mécanisme. (Pas de son)
http://www.youtube.com/watch?v=5ZeALg8xjS8 :)
Magnifique !
En vrai cinéaste tu aurais pu accorder plus d'importance au fonctionnement de la griffe au ralenti. N'omets pas de le faire lorsque tu publieras des images avec ton vieux film Miko.
>>>>>>>>Les pignons taillés à la scie et à la lime ? Merci, je l'ai fait une fois <<<<<<<<<
Bravo ! J'imagine que la première dent était taillée avec plus d'enthousiasme que la dernière ?
Sur ta photo de mécanisme à croix de Malte, j'ai du mal à lire cette croix de Malte : n'a-t-elle pas une drôle de forme ?
Finalement, j'ai cru comprendre en visionnant ta vidéo YouTube que le tambour débiteur était en prise directe sur la manivelle. Ça doit faire une belle économie de temps de fabrication !
Amicalement,
Bernard
Oui Bernard, j'ai réduit le système au minimum essentiel. :) J'ai une sale manie de toujours vouloir aller au plus simple...
Un tambour en continu, une griffe, un obturateur. Le tout sur une seule platine.
Avec ces trois seuls organes, je peux faire de la prise de vue et projeter, comme dans les premiers appareils en somme.
Au sujet du pignon, je crois que j'ai taillé 96 dents. Et en effet, la dernière avait une moins belle tête que la première. Ce qui explique le joli "crrrrr" qu'on peut entendre en mettant le mécanisme en marche. :D
Voici la croix de Malte et diverses vue du petit Cinématographe.
(http://disactis.com/cinema/camera/DSC01410.JPG)
(http://disactis.com/cinema/camera/DSC01405.JPG)
(http://disactis.com/cinema/camera/DSC01427.JPG)
(http://disactis.com/cinema/camera/DSC01425.JPG)
(http://disactis.com/cinema/camera/DSC01420.JPG)
Et un bout de prise de vue, à 8 images par seconde, tiré sur un morceau de papier photo.
j'ai forcé mon père à faire des allers et retours devant la caméra ! :D
(http://disactis.com/cinema/camera/DSC01293.JPG)
OK, on voit mieux la croix de Malte !
Mais tu as effectué cette prise de vue avec ta caméra ou le "petit cinématographe" ?
Amicalement,
Bernard (je suis en train d'embarquer les vidéo YouTube sur es pages, j'avais oublié de le faire...)
La prise de vue ci dessus a été faite avec le petit Cinématographe à croix de Malte. Huit images/seconde, très saccadé, mais le mouvement y est !
J'avais fait un test de 5 mètres avec la caméra 35, beaucoup plus régulier que le Cinématographe. Seize images/seconde et la griffe donne un cadre qui sautille beaucoup moins que la croix de Malte.
C'était une vue depuis ma fenêtre, sur la rue (la célèbre !!!). Dommage, j'ai foutu en l'air le négatif il y'a un mois à peine en (tentant) de faire un peu le tri dans tout le bordel que je peux avoir...
Si je suis motivé, je ferai un essai au printemps. Je viens de voir qu'il me reste environ 100m de vieille HP5 en rouleau. J'avais pris les 5 mètres là dedans déjà.
D'accord, merci !
La stabilité d'image est le problème du cinéma, c'est un fait ! C'est d'ailleurs pour ça qu'avec mon projecteur LEGO, je projette les images avec leurs perforations (sans limiter la fenêtre à l'image "utile") : de cette façon, on peut apprécier la stabilité de ces perforations...
Nous attendons donc tes prises de vue réelles avec ta caméra.
Dans ta présentation de celle-ci (sur YouTube), j'ai quand-même regretté l'absence de son, car celui-ci est un élément important d'appréciation pour nous-autres, amateurs d'appareils anciens...
Amicalement,
Bernard
Citation de: Lionel TURBAN le 13 Février 2012 à 22:07:05
Oui Bernard, j'ai réduit le système au minimum essentiel. :) J'ai une sale manie de toujours vouloir aller au plus simple...
La perfection est atteinte, non quand il n'y a rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à enlever.
Bien que je le sache depuis longtemps, je m'en suis rendu compte sur mes sténopés 135: le premier avait un système de clics permettant de compter à peu près l'avancement du film, empêchant le retour du film après avancement de la vue, le tout assorti de trois axes concentriques permettant le débrayage pour le rembobinage... J'ai passé plusieurs jours à le faire, et bien sûr l'espacement des vues était irrégulier, et bien sûr le débrayage n'a pas marché...
Sur le second j'ai mis une roue à huit dents prise dans les encoches du film. Un tour=une vue. D'une quinzaine de pièces avec notamment des ressorts je suis passé à deux, et j'ai pu faire mes quarante vues réglementaires par film de trente-six poses... Et rembobiner sans problème.
;)
Oui !
C'est mathématique, plus on ajoute d'éléments, plus le taux d'échecs augmente, monte en puissance et en complication.
C'est valable dans absolument tous les domaines de l'Univers. On le vérifie bien dans la Chimie pour nos Photos...
Bernard, le son n'est pas intéressant sans la pellicule dans le mécanisme.
A vide, on entend juste des pièces tourner. Avec le film, ça fait "tac tac tac tac" ! :)
Promis, je mettrai du son la prochaine fois.
Cette formule sur la perfection est très belle... Merci, Troisième Type, de nous la rappeler...
Pour le son des mécanismes de cinéma, cher Lionel, on peut apporter une nuance : à vide, un appareil fera sans doute entendre de bruits qui renseigneront sur ses petits problèmes (jeux, défauts d'équilibrage...). Malheureusement, le bruit de la pignonnerie à denture droite couvrira souvent ces autres bruits plus intéressants...
Amicalement,
Bernard
Je ne sais plus exactement la citation exacte de Saint Exupery. Ne m'en reste que l'essence, ce qui est déjà pas mal! ;)
Ah c'est de St Ex ! Je l'ignorais...
Il faudrait savoir dans quel domaine cette sentence est censée s'appliquer.
En littérature, il est vrai que l'on gagne à élaguer...
En mécanique aussi. Même si une simplification (une pièce servant à deux fonctions, par exemple) peut aussi avoir des effets trompeurs ; il faut donc être prudent dans l'application des grands principes...
Amicalement,
Bernard