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Latitude de pose

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didier d:
Bonjour à toutes et tous,

Je commence à me documenter à droite et à gauche afin de fabriquer mon émulsion pour négatifs.
Je n'ai pas trouvé d'infos concernant une latitude de pose d'une émulsion artisanale, en d'autres termes, combien de diaphs une telle émulsion peut-elle approximativement encaisser à la prise de vue ?

Merci, beaucoup d'autres questions viendront sans doute ensuite...  :)

NestorBurma:
La latitude de pose n'existe que dans le cas de film ayant une réponse linéaire,
Ce qui est assez rare.

Il est plus prudent de parler de Delta E exprimés en EV

didier d:
ok, j'avoue que je ne maîtrise pas vraiment ces notions... :)

mais on aura compris ma question, j'espère...

PascalM:

--- Citer ---Je n'ai pas trouvé d'infos concernant une latitude de pose d'une émulsion artisanale, en d'autres termes, combien de diaphs une telle émulsion peut-elle approximativement encaisser à la prise de vue ?
--- Fin de citation ---

Il est effectivement possible de chipoter sur le vocabulaire, mais ça ne va pas te faire avancer beaucoup.
Ainsi il était possible de te faire remarquer que, bien que très utilisé, le terme d'émulsion est impropre
une mayonnaise est une émulsion, ce qui est déposé sur le film est une suspension.
Mais à part s'imaginer plus malin que les autres, ça ne change rien au problème.

Le propre d'une émulsion artisanale est d'être artisanale, ses caractéristiques ne sont donc pas standardisées.
Même en suivant à la lettre une recette connue, il est probable que tu n'auras pas les mêmes résultats que l'auteur
Et souvent, même avec de la rigueur, il est difficile d'avoir des résultats constants d'un jour à l'autre

Dans ces conditions faire des prédictions sur ton émulsion est difficile... surtout si on ne sait pas exactement quel procédé tu vas utiliser
entre le collodion sec, le gélatinobromure d'argent maison ou l'émulsion liquide industrielle déposée sur verre les résultats sont très variables.

Ce qui est à peu près certain c'est que tu auras moins de latitude qu'avec une émulsion commerciale,
Monsieur Kodak ou Monsieur Ilford ont une certaine expérience de ces choses, n'espère pas faire mieux en 15 jours.

je ne sais pas si tu connais ce site : http://www.thelightfarm.com/
il y a de très nombreuses informations intéressantes dont quelques ouvrages de référence intéressants (en anglais)

Bon courage.

NestorBurma:
Jouer au petit malin c'est bien,
Mais il faut rester constructif.

La latitude de pose existe, il s'agit de passer un sujet sur la courbe H&D d'un film, il faut comme premier élément que le Delta E (nombre d'IL - EV correctement représenté sur la courbe) du film soit supérieur à celui du sujet + le flare du système de prise de vue (Delta E). Le Delta L, l'écart d'un sujet réel varie sous nos latitudes entre 0 et 12 IL - EV. Le Delta E généré par ces mêmes sujets (donc pondéré par le Flare) varie de 0 à 8 IL - EV (donc dans le plan du film). La latitude suppose que ce placement sur la courbe H&D permet plusieurs solutions aux résultats identiques, ce qui est plutôt rare.

Le Delta E d'un film est juste le nombre d'EV - IL enregistrables sur le film dans des conditions de laboratoire, et pour toutes les surfaces sensibles, artisanales ou industrielles, il s'agit, pour une préparation et un process donné, d'une constante.
Au Collodion humide "classique" on dispose de 5 IL EV environ, au gélatino-bromure artisanal, on dispose, pour les tests que j'ai voir de notre ami Suisse grand bromurier du lac de Genève, de 7 - 8 IL et il s'agit bien d'une constante.
Sur les papiers "alternatifs" cyano palladium papier salé kallitypie que j'ai pu tester il s'agit pour le delta E également de constantes, une constante par couple procédé-process.

Voilà pourquoi la différence dans les faits, entre Delta E et latitude, est fondamentale, ce qui rend le vocabulaire associé indispensable à la compréhension des process.

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