- Cyanotype -
Format 12 x 18 cm

Auteur : Ariane C.Brejnik

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Auteur Fil de discussion: Ambrotype au collodion sec?  (Lu 6412 fois)
GuillaumeC
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« le: 29 Novembre 2010 à 12:58:17 »

Bonjour,

Je caresse depuis quelques mois la douce chimère de faire de la photo avec un procédé ancien, dans une contrée lointaine, à basse température et sans autres moyen de transport que mes pieds... Je suis donc à la recherche de la technique de mes rêves et dont la qualité primordiale est de ne pas nécessiter beaucoup de matériel (je ne suis pas en mesure de m'offrir les services de porteurs comme c'était l'usage à l'époque des grandes explorations).

Il me semble que les techniques nécessitant le moins de matériel (et j'entends aussi bien les produits chimiques que les accessoires, ou qu'un labo portable) sont celles à image positive directe, du genre: daguerreotype, ambrotype, ferrotype, le procédé d'Hypolite Bayard (évitons de parler du physiotipe si vous voulez bien). Si vous en connaissez d'autres, je suis preneur.

Mon coeur tangue entre le daguerreotype et l'ambrotype. Néanmoins la daguerreotypie nécessite l'utilisation de deux grosses boîtes pour les vapeurs d'iode et de mercure et à le désavantage du coût. Quant à l'ambrotype qui se fait habituellement au collodion humide, il pose le problème de la préparation de la plaque sur l'instant...

Ma suggestion sera probablement perçue comme une hérésie, mais je me demandais si il était possible d'oeuvrer sur un ambrotype au collodion sec. Après tout, il me semble que la seule différence d'un point de vue chimique entre le collodion humide et le sec soit l'ajout de tanin... Je pourrai alors préparer mes plaques longtemps à l'avance et même profiter d'un certain délais avant d'avoir à les manipuler pour les processus de révélation et de fixage. On pourra m'objecter que le collodion sec va multiplier le temps de prise de vue. Mais j'ai lu dans l'article de Lionel que la ligne de conduite pour l'ambrotype était "sous-exposition!" ce qui joue (faiblement) en ma faveur.

Se pose aussi le problème du révélateur, Lionnel indique que le sulfate de fer est idéal pour l'ambrotype car il rend brillant le négatif destiné à être placé devant un papier noir et je me souviens que les moines faisaient du pigment noir avec des galles du chêne (tanin) réagissant avec du sulfate de fer, réaction qui pourrait définitivement compromettre cette brillance nécessaire à l'ambrotype...

Si l'un d'entre vous a une idée sur la question ça serait formidable!
Vous pouvez deviner à quel point je me perds dans mes divagations photographiques...
Je tiens à signaler que je ne connais pas grand chose en chimie. Ni en photographie d'ailleurs.  Grin

Bonne journée à vous.

Guillaume C.






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Lionel TURBAN
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« Répondre #1 le: 29 Novembre 2010 à 22:03:03 »

Bonsoir Guillaume,

En effet, le collodion sec se traite comme un négatif uniquement...
Le Daguerreotype peut être sensibilisé et garder sa sensibilité plusieurs jours.
De même, il peut être traité plusieurs jours après son exposition.

Mais ces procédés, avant d'être réussis en extérieurs, demandent de nombreux essais en intérieur pour en obtenir la maitrise.  Smiley

Avez-vous déjà pratiqué l'un d'eux ?
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« Répondre #2 le: 30 Novembre 2010 à 11:00:52 »

Pour votre projet, jetez un coup d'oeil sur le site de Philippe Moroux

http://www.xs4all.nl/~moroux

négatifs pola et positiif kallitype, j'y ajouterais vandyke ou cyanotype, rien de plus simple.

Des cartes postales prêtes à l'emploi.

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GuillaumeC
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« Répondre #3 le: 30 Novembre 2010 à 11:27:07 »

Merci à vous pour ces réponses.

Oh non, je n'ai encore rien tenter avec ces techniques.
Donc mon fantastique ambrotype au collodion sec passe à la trappe. Quelle tristesse...
Et le daguerreotype prend les devants. Il faut que je réfléchisse à la question, mais aux vues de votre article, il me semble être un procédé plus difficile.

Je ne connaissais pas ce site de Philippe Mouroux et c'est vrai que nos objectifs sont similaires. A la différence près que, comme il l'admet lui-même, il fait une concession au modernisme en utilisant un film polaroid... Et ça change tout! C'est sûr que du coup tout est possible en matière de tirage. Mais peut-être qu'il faut être un peu réaliste et accepter d'utiliser un film pour pouvoir envoyer de si belles cartes postales!
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« Répondre #4 le: 30 Novembre 2010 à 12:35:46 »

Ron,

Merci pour ce joli lien !

Guillaume,

Ce qui pose problème a été et restera toujours le médium de prise de vue qui demande soit l'utilisation des produits du commerce, soit la maitrise d'un procédé qui demande un certain apprentissage.

Au plus simple, fabriquez votre gélatino-bromure sur verre qui vous servira à la prise de vue. Vous pourrez ensuite en faire tous les tirages que vous souhaitez.

Le Daguerreotype est le procédé le plus difficile qu'il m'a été possible de travailler. Je ne le maitrise pas encore comme je le voudrais...
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GuillaumeC
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« Répondre #5 le: 30 Novembre 2010 à 20:14:49 »

Moi je ne demande qu'à apprendre!
Bon c'est vite dit et je veux bien vous croire en ce qui concerne la difficulté du daguerreotype.

J'aurais espérer trouver la technique rare, en prenant de-ci de là, les qualités de quelques procédés:
le positif direct de l'ambrotype et la conservation du collodion sec me semblaient idéaux. Mais tanpis!

En ce qui me concerne, le défaut que je vois au gélatino-bromure, c'est qu'il nécessite le travail en labo pour le développement. Mis à part l'aspect pratique, l'image positive directe a pour moi un charme que je ne saurais trop expliquer. Peut-être est-ce simplement le côté empreinte lumineuse pure, celle qui n'est pas passée par de multiples étapes et divers filtres...

Je crains que mes exigences (trop nombreuses) ne puissent tout simplement être satisfaites.
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« Répondre #6 le: 30 Novembre 2010 à 20:48:59 »

Guillaume,

Vous avez mis les mots sur ce qui vous fascine dans l'Ambrotype :
"le coté empreinte lumineuse pure"

L'exemplaire unique, la courte naissance de l'image presque instantanée, tout ça sorti d'un ou deux flacons de chimie...

Alors je ne vois qu'une solution pour vous :

Mettez-vous à l'Ambrotype !  Cheesy

Evidement, il faudra se promener avec son laboratoire... Mais un petit labo pliant n'est pas compliqué à fabriquer !  Smiley
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« Répondre #7 le: 30 Novembre 2010 à 20:51:50 »

positif direct, ca me fait penser au papier positif Ilford,
bien sur on est loin des procédés alternatifs mais imaginons:

une cassette en plastique chargée avec du papier positif,
on expose
on trempe la cassette dans un bain de révélateur contenu dans une boite du format de la cassette
une cuve ouverte en haut avec couvercle laissant les volets libres.
on retire les volets
développement
on remet les volets
on remplace le revelateur par les bains suivants  (les photographes riches auront trois cassettes)
et on itére,

Pour résumer,
on a une cuve de developpement en lumière du jour.
et un positif sur papier a la sortie,
en espérant que les cassettes ne morflent pas trop.
Les vielles en bakélite doivent supporter. Les joints en feutre pas trop. Voire.

je m'étonne d'avoir une idée originale, ca a bien du être déjà essayé quelque part.
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« Répondre #8 le: 01 Décembre 2010 à 12:04:44 »

C'est exactement ce qui me venait à l'esprit, avant de lire le mot de RonTalis...
Le papier positif qu'ilford a lancé au printemps. Bien sûr on est loin, je suppose, de la beauté d'un ambrotype. Loin également de la magie d'une épreuve sur verre.
Comme le dit Lionel, un labo de campagne doit pouvoir être assez simple à réaliser. Dans le cas de papier photo, une boîte de la taille d'une valise peut faire l'affaire, il faut "simplement" pouvoir y mettre les mains sans faire entrer la lumière. Pour m'être posé la question, je suppose qu'un système de gants fixé à une des cloisons de la boîte pourrait faire l'affaire. Ou bien un voile noire, comme ceux des chambres, pourquoi pas. Ensuite, quelques cuvettes refermables (tupperwares?) fixées au fond de la boite, pour y mettre les révélateurs, bains d'arrêt et fixateurs (on doit pouvoir se passer du bain d'arrêt, si on veut voyager léger, certains le font!) Éventuellement quelques rangements pour y mettre le papier, pour pouvoir recharger ses châssis sur place...

C'est probablement beaucoup plus simple à mettre en œuvre que n'importe lequel des procédés anciens, tout étant plus "puriste" (je n'aime pas le terme, d'où les guillemets) que du travail au polaroid (qui par ailleurs est fort coûteux!) et autonome, dans la mesure un l'on n'est pas tributaire d'un labo fixe...

En me relisant, je me dis qu'une valise modifiée façon combi VolksWagen avec un accordéon, en plus d'être pourquoi pas une solution pratique, serait une solution assez élégante!

Après, l'inconvénient du papier Ilford, c'est qu'il est parait-il extrêmement contrasté. Mais le flashage avant exposition marche bien, parait-il. Et puis ça permet d'augmenter virtuellement la sensibilité, si je ne m'abuse...

Et au passage, l'idée de réaliser un travail photographique en totale autonomie, est quelque chose que je trouve très beau...
Journalisée

GuillaumeC
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« Répondre #9 le: 03 Décembre 2010 à 23:59:19 »

Tout ça est très ingénieux mais je vous avoue que ça me laisse un peu pantois pour l'instant.

Quand je disais que ma préoccupation principale était le problème du volume et du poids du matériel, cela atteint un point tel que ce labo portable, devrait être pliable et repliable dans tous les sens afin qu'il prenne le moins d'espace possible. C'est que mes projets sont souvent de partir le sac au dos dans le but de ne pas croiser âme qui vive pendant plusieurs jours si vous voyez ce que je veux dire. Dans des régions où moins l'on en porte mieux l'on se porte.

Néanmoins cela me tiens à coeur et j'espère parvenir à mes fins. Je continue à creuser la question et je vous dirai ce qu'il en est.

Merci à vous pour tous ces conseils et toutes ces idées!
Journalisée
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